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Blog de Laurent Bloch
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Agnès Varda présente son film
Le Bonheur
à la Cinémathèque
Article mis en ligne le 3 février 2019
dernière modification le 5 février 2019

par Laurent Bloch

Vendredi 18 janvier Agnès Varda présentait son film Le Bonheur à la Cinémathèque de Paris, en compagnie de Jean-Claude Drouot, qui en était l’acteur principal. Parmi les gens de ma génération beaucoup se souviennent de Jean-Claude Drouot comme l’interprète de la série Thierry la Fronde. C’est parce qu’il avait accepté de venir à cette séance qu’Agnès Varda, qui n’est plus toute jeune, est venue elle-même, pour notre bonheur (si je puis me permettre).

Ce film sorti en 1965 avait soulevé de grands remous critiques, surtout dans la presse féminine, parce que le héros y trouve le bonheur dans l’adultère, cependant que son épouse et sa maîtresse apprécient moins la situation. Ces réticences sont passées de mode à la fin du siècle, mais elles semblent de retour à notre époque.

En réfléchissant à la distribution de son film, Agnès Varda a assez vite pensé à Jean-Claude Drouot, mais elle lui a demandé de venir non seulement lui-même, mais aussi avec son épouse, Claire, et ses enfants, qui jouent donc dans le film leur propre rôle. Jean-Claude Drouot nous a ensuite confié qu’il avait tenté de vivre la situation du film dans sa vraie vie, mais qu’il en avait mesuré l’aporie, et qu’il avait renoué avec Claire.

Agnès Varda a gardé un excellent souvenir du tournage, situé dans les forêts et les parcs des environs de Paris et dans quelques localités de proche banlieue, que l’on peut ainsi découvrir sous leur aspect d’il y a un demi-siècle. En effet, son mari Jacques Demy détestait les picnics, alors qu’elle les adorait, et ce tournage lui a donné l’occasion de deux mois de picnics dans cette si belle campagne du Hurepoix, à la belle saison.

Comme dans beaucoup de ses films, Agnès Varda démontre ici son talent pour filmer les milieux populaires, dans leurs activités quotidiennes et leurs conversations, sans pour autant verser dans le documentaire ethnographique. Cet univers a bel et bien disparu, mais il a façonné celui dans lequel nous vivons. Longue vie à Agnès Varda et à Jean-Claude Drouot !


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