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Blog de Laurent Bloch
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ISSN 2271-3980
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Un livre d’Alain Quella-Villéger :
France Bloch-Sérazin - Une femme en résistance (1913-1943)
Article mis en ligne le 11 mars 2019
dernière modification le 12 mars 2019

par Laurent Bloch

La sœur de mon père, France Bloch-Sérazin, s’est engagée dans la résistance en 1940, ainsi que son mari Frédo Sérazin. France sera arrêtée en 1942, condamnée à mort et exécutée le 12 février 1943 à Hambourg. Frédo sera arrêté par la Gestapo à Saint-Étienne et assassiné le 15 juin 1944.

La cinéaste allemande Loretta Walz avait déjà consacré un film à France en 1993, France Bloch-Sérazin. Sur les traces d’une femme courageuse, scénario de Hans et Gerda Zorn. La cinéaste française Marie Cristiani avait réalisé France Bloch, Frédo Sérazin : un couple en Résistance en 2005. Cette année sort le livre de l’historien Alain Quella-Villéger [1] France Bloch-Sérazin - Une femme en résistance (1913-1943), aux Éditions des Femmes - Antoinette Fouque.

La Nouvelle République lui a consacré un article substantiel, ainsi que le site Lyvres, la revue Lire de mars 2019, tandis que d’autres articles sont annoncés dans Le Figaro, Historia, Le Monde des livres...

Voici le texte de présentation de l’éditeur :

« Le rôle des femmes dans la Résistance, qui plus est juives et/ou communistes, est longtemps resté un point aveugle de l’historiographie des années 1940-1945. Cette biographie historique vient ainsi réparer un oubli en faisant renaître, à partir d’un travail d’archive rigoureux, la figure emblématique et méconnue de France Bloch-Sérazin, chimiste de premier plan et militante communiste engagée tôt dans la résistante française. France Bloch-Sérazin, “morte pour la France”, a été arrêtée à Paris par la police de Vichy et guillotinée par les nazis à Hambourg en février 1943, alors qu’elle n’avait pas trente ans.

“Voici donc le portrait d’une femme de combat, au plus près des témoignages et grâce aux lettres inédites, aux rapports de filature, aux interrogatoires de police. Celles et ceux qui l’ont connue gardent le souvenir d’une femme passionnée, symbole de courage, de générosité, de haute valeur humaine. Autour d’elle : son mari Frédo Sérazin, résistant mort pour la France à Saint-Étienne ; son père, l’écrivain Jean-Richard Bloch, tenant d’un milieu intellectuel foisonnant, uni par des valeurs politiques et morales d’engagement ; une famille dispersée par la guerre, de l’Amérique du Sud à l’URSS, des prisons françaises aux camps d’extermination. En toile de fond, c’est aussi un pan central de la résistance communiste parisienne, organisée autour du XIVe arrondissement et de Raymond Losserand, qui nous est révélée et dont le couple France Bloch-Frédo Sérazin incarne l’idéal, l’union de la culture et du prolétariat. »